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Mon handicap, ma différence post 2 (les copains d'enfance)

Les copains d'enfance

 

Tout à commencé avec ma première nourrice. Je me suis vraiment lié d'amitié avec son fils. De fil en aiguille, d'année en année, un copain puis un autre. Nous étions tous dans la même classe en primaire.

Avoir des copains d'enfance, c'est bien. Grâce au caractère familial de mon école primaire, c'était super. Entre soirées consoles, soirées caps, on s'amusait bien.

Jusqu'à ce que les mobylettes et les voitures fassent leur apparition et à partir de là je ne pouvais plus suivre. Me sentant un peu de côté, j'exprimais un sentiment désagréable. Il faut dire aussi que je ne pouvais pas faire de football et ainsi avoir l'esprit d'équipe et d'amitié. C'était vraiment difficile de vivre cette séparation. Je ne pouvais pas participer à toutes les soirées.

Pourtant, c'étaient des vrais copains d'enfance ! Un exemple qui a duré plusieurs années : tous les vendredis, c'était soirée console. Une à une les mobs venaient se garer. Venir à la maison, il n'y avait aucun souci.

Plus tard, lorsque j'ai acquis mon fauteuil électrique, je pouvais enfin sortir tout seul, sans l'aide de mes parents, et ainsi me rendre chez ceux qui n'habitaient pas trop loin.

 

Avec eux, c'était comme si mon handicap était intégré, ils ne voyaient plus mon fauteuil ils me disaient. Pourtant, il y avait un malaise lorsque pour certaines soirées je ne pouvais pas venir. Ils ne m'en parlaient pas. Du coup, je n'avais plus de discussion avec eux. Plus de partage, plus de discussion.

Du fait qu'on est grandi ensemble, ils ne m'ont jamais posé de questions sur ma différence. Ce que je regrette, et pourtant on a grandi ensemble.

 

A partir du collège, j'ai vraiment senti une séparation, douloureuse.

Ne pouvant les suivre dans le collège du canton faute du manque total d'accessibilité des locaux, je me suis retrouvé seul dans ce nouveau collège.

Au lycée, je les ai retrouvé mais avec un niveau de différence parce qu'ils avaient tous un an de plus que moi pour la majorité. Joie qui est vite retombée du coup.

Les week-ends et les vacances surtout j'en profitait un maximum pour les revoir, comme j'étais un peu seul en cours.

 

A cause de ce besoin d'amitié d'enfance, je me suis fermé aux autres amitiés que j'aurais pu avoir.

Je le regrette fortement.

 

Actuellement, j'ai perdu un peu le contact auprès d'eux. Sauf avec certains avec qui il y a depuis peu un réel échange qui me plait.

 

Aujourd'hui, grâce aux éducateurs que j'ai eu au lycée, je me suis ouvert et je profite d'une amitié faite à l'Université.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



08/03/2014
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