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Mon handicap, ma différence post 1 (école)

Mon handicap

 

Mon handicap se traduit par une mobilité réduite, en fauteuil, électrique pour l'extérieur, manuel pour l'intérieur en général car je suis assez mobile de mes bras. Mais pas toujours facile d'emmener les 2.

 

Comme je le disais plus haut, mon handicap ne m'a pas posé de différence en ce qui concerne mon éducation scolaire.

 

Enfant, la différence s'est posée sur la relation avec les copains et copines ...

 

A l'école ...

... primaire

 

Aujourd'hui, je le reconnais bien, lorsqu'on est petit, le handicap, un fauteuil, ça intrigue, ça peut intimider ou faire peur.

 

Moi, en primaire, j'ai subis cela d'une certaine façon, quoique étant issu d'une petite commune, les choses ont été plus faciles ... je développe !

 

Dans ma petite école primaire, mon inclusion (que l'on appelait avant "intégration") s'est faite de façon naturelle et facilitée grâce à des instituteurs (trices) admirables humainement.

Le regard de mes petits copains et copines de classe n'était pas de la peur.

Ayant grandi avec la même classe, c'était plus facile.

Lors du sport, je faisais ma séance de kiné. Seul moment à part.

Lors des récrées, il m'arrivait parfois de jouer au gardien de but avec mon fauteuil. C'était amusant, parfois risqué =))

 

La seule différence, m'ayant marqué, c'était les petites copines ...

Là mon handicap faisait peur, intimidait, repoussait.

Difficile de partir en courant, de se cacher dans un coin de la cour, avec discrétion.

Et pourtant, mon cœur en pinçait pour Anaïs T. ... à l'époque, brune aux cheveux un peu frisés, timide,  un peu d'acné précoce, sérieuse, ne voyageant pas de bouche en bouche comme d'autres, la fille sublime ... seul vrai coup de cœur du primaire  (♥)

 

... collège

 

Le collège fut la "période noire" de mon enfance.

 

Passage de 100 copains (ines) à plus de 800 élèves, le contexte était différent.

 

A chaque fois, l'accueil du personnel pédagogique était très bien.

 

La relation avec les autres élèves était très difficile.

Tout est partit du favoritisme de la part des professeurs, mais je n'y pouvais rien.

On m'a laissé de côté (solitude), on parlait dans mon dos (hypocrisie), et on me bousculait alors que je suis en fauteuil. Les regards en eux-mêmes était difficiles.

Trainer avec un copain en fauteuil c'était difficile à concevoir peut être ... la honte.

J'ai passé tout mon collège avec Boris B. lui aussi souffrant de solitude. A nous 2, c'était plus facile.

 

Vivre ça entre 11 et 17 ans, ce n'était pas facile.

 

Pas de coup de cœur, pas la tête à ça.

A part, 2 belles femmes, ma prof d'allemand ♥ et la prof d'espagnol ♥ =))

 

... lycée

 

Le lycée, des jeunes plus mûrs c'est vrai, mais toujours difficile.

 

Une bande de copains copines, avec certains intimidés, d'autres qui ne prenaient pas en compte ma différence, et quelques uns avec qui ça passait bien.

Cependant, une petite solitude persistait.

Et question copines, j'avais craqué sur une de mon groupe, mais avec qui je n'ai pas été discret. Ca s'apprend...

 

L'apprentissage avec les éducateurs spécialisés

 

Les éducateurs/trices spécialisé(es) ont joué un rôle très important dans mon développement personnel.

A la fois, confidents, psychologues, et sources de bonnes idées !

Chaque semaine, j'attendais avec impatience de revoir mon éduc spé !

Un nouveau souffle pour une nouvelle semaine ... !

 



03/03/2014
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