handi-duc

handi-duc

Les femmes

Je n'ai jamais eu de petite amie, et pourtant j'aurais pu offrir beaucoup de sentiments.

 

Au primaire, j'étais amoureux d'Anaïs.

 

Au collège, j'étais très admiratif de ma prof d'allemand Béatrice Hébert. Même si elle avait 30 ans de plus que moi, je la trouvais magnifique, à mon goût féminin. Alors que les autres n'avait que l'envie de quitter le cours, moi je l'attendais avec impatience. A la fin du collège, je faisais de l'art-thérapie lorsque les autres allaient au sport. Malin comme j'étais, j'ai demandé à ma prof si je pouvais la prendre en photo, prétextant l'art-thérapie. Nous nous sommes retrouvés tous les 2 dans une salle. Chose qui était pourtant interdite pour un prof de se retrouver seul avec un élève porte fermée. Mais étant demandeur et bien vu, elle accepta. Le moment venu, j'étais stressé, mais c'était un moment de bonheur que de me retrouver enfin seul avec elle. Mais les photos prises, le bonheur était fini. Cependant, avec ses photos j'étais content. Qui n'a jamais eu de sentiments pour une de ses profs ?

Il y avait aussi la prof d'espagnol qui était très belle et beaucoup plus jeune. Alexandra Dubois. Sublime brune, cheveux très longs, bronzée comme y a pas, tous étaient excités par elle.

 

Au lycée, des jolies filles il y en avaient beaucoup, mais aucune petite amie. Dans mes amis, j'ai éprouvé des sentiments pour Coline. Mais je n'étais pas discret, donc c'était un peu la catastrophe.

 

Et à la fac, j'ai découvert la friend zone.

 

Sur ce sujet aussi, je n'ai pas eu de cheminement d'expérience depuis tout petit et ça me manquera.

Je n'ai jamais eu de femme et pourtant j'ai pratiquement vécu qu'avec des femmes.

 

J'ai perdu mon papa à l'âge de 11 ans. Depuis j'ai vécu sans présence, sans base masculine, entouré de ma sœur et de ma mère.

J'ai toujours été entouré majoritairement de femmes, pour les kinésithérapeutes, les psychologues, les éducatrices spécialisées et les nourrices.

J'ai seulement eu 1 éducateur spécialisé, j'en ai fais la demande à ce moment là au lycée.

 

J'ai un manque cruel de masculinité.

 

On m'a toujours dit que j'étais un bon ami et que je sais écouter, échanger, alors que d'autres mecs qui ne le sont pas, sont quand même bons pour sortir avec eux.

Collège, lycée, je sais qu'à cette période l'apparence physique beaucoup, et j'en ai souffert.

 

Bon, l'apparence physique ça compte toujours autant après pour la majorité, mais j'espère trouver celle qui m'aimera pour ce que je suis.

 

Car comme l'a dit Guillaume Bats, ce sont mes os qui sont en verre, pas mon cœur !

 

C'est peut être ça en fait, la peur de me faire souffrir qui ne fait pas venir vers moi les femmes...

Et aussi,

La peur de la différence physique, la peur de l'inconnu, la peur que ce soit difficile à vivre pour elle aussi, la peur de ne pas savoir quoi dire, de quoi parler, il y a de ça je pense ...

 

 

 

 

 



08/03/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi